Trésor d'Haïti

Valé, maman solo, accro au digiscrap et son petit garçon arrivé d'Haïti en septembre 2007. Leur nouvelle (belle) vie à deux.

03 janvier 2009

Sites sur l'adoption

Le premier conçu et écrit par des adoptés... Il s'agit de damlise.com. Et voilà ce qui est très justement écrit sur leur page d'accueil :

De nos jours, il existe beaucoup de sites en relation avec l'adoption. Pourtant, aucun n'est conçu pour accueillir enfants, parents, professionnels, et autres acteurs sur une même plateforme.

Notre particularité, est d'être des adoptés, devenus adultes et souhaitant partager notre expérience, notre vécu, notre regard sur l'adoption. De par leur position distincte, nous pensons qu'il existe une méconnaissance réciproque des différents acteurs, se traduisant souvent par une incompréhension entre parents et enfant(s). Notre motivation est de remédier à ce manque.
..

Le second, La voix des adoptés, est de la même veine.

Echanges, rencontre, partage, écoute, conseils entre adoptés, avec les parents adoptifs et les professionnels.

Parler de son expérience et de sa vision de l'adoption, savoir écouter celle des autres.

Se rapprocher de ses origines : s'y préparer ? Comment ? Pourquoi ?

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04 novembre 2008

C'était pas l'adoption

Un article du Dr Jean-Vital de Monléon, spécialiste des consultations post adoption, et dont vous trouverez à droite le lien du blog. Lisez le ! On croit rêver !!!

" Pas mal de consultations en ce moment, et comme toujours beaucoup de témoignages.

L'un d'entre eux m'a particulièrement touché, une maman me raconte la maladie grave de son enfant, maladie rare, un peu mystérieuse qui n'a rien à voir avec l'adoption. Pourtant quand les symptômes ont commencé à l'adolescence, c'est à cela que beaucoup d'intervenants ont pensé devant la fatigue du jeune homme : il est ado, il est adopté, c'est forcément une dépression.

Quand de nombreux mois après, la maladie est enfin diagnostiquée, c'est une des premières choses que dira ce grand garçon à sa maman: "C'était pas l'adoption Maman !". Comme une délivrance, malgré le difficile diagnostic, que l'on ne nie plus sa filiation.

 Dans le même style, l'histoire d'un petit bonhomme qui m'a suffoqué. Il va bien comme un petit garçon de 7 ans. Il vit bien son histoire d'adoption, il la connaît mais ça ne l'obsède pas. Il est un peu jaloux de sa petite soeur, aimerait parfois avoir son papa et sa maman rien que pour lui .... un petit bonhomme comme beaucoup d'autre !

Pourtant lorsqu'il est hospitalisé pour un petit souci, les médecins n'oublient pas de rappeler à ses parents qu'il est adopté. Pour eux, cela veut dire qu'il y aura des problèmes, que cela va "sortir", il vaudrait même mieux que cela sorte maintenant plutôt qu'à l'adolescence. Aussi il lui est prescrit du Laroxyl, un antidépresseur ! On croit rêver !

Ce serait presque risible, si une fois encore cela ne témoignait de la place de l'adoption et des enfants adoptés dans notre société ! Ils sont trop souvent enfermés dans un statut dans des lieux communs qui ne sont les leurs.... "

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27 août 2008

Adoption : de nouvelles mesures

AFP - Le gouvernement a détaillé aujourd'hui en conseil des ministres son plan de relance de l'adoption en France et à l'étranger. Et pour cause, elle est en perte de vitesse. Alors que le nombre d'adoptions d'enfants français stagne au plus bas depuis plusieurs années, celui des adoptions internationales, qui représentent 80 % des adoptions en France, a chuté de 20 % en deux ans. En charge du dossier, Rama Yade et Nadine Morano, secrétaires d'État aux Droits de l'homme et à la Famille, se sont largement inspirées du rapport de Jean-Marie Colombani, remis au mois de mars à l'Élysée.

 

Une Autorité centrale renforcée . Le gouvernement donne à une Autorité centrale dépendant du ministère des Affaires étrangères le rôle de pilote et stratège dans ce plan de relance de l'adoption. Ce service, doté de 22 agents, sera opérationnel au 1er trimestre 2009. Un ambassadeur pour l'adoption internationale, Jean-Paul Monchau, a déjà été nommé en juin.

 

Création de "Peace Corps" . C'est à la fois pour accompagner les familles adoptantes et soutenir des projets d'aide aux orphelinats que Rama Yade a annoncé l'envoi dans les ambassades des pays d'adoption d'un réseau de volontaires de l'adoption internationale, sur le modèle des "Peace Corps" américains. L'ambassade de Phnom Penh au Cambodge sera la première à accueillir ces volontaires. Cinq pays seront couverts en 2008, et 20 en 2009. Par leur intermédiaire, pourront être financés, sur les crédits de coopération du ministère des Affaires étrangères, des projets liés à l'enfance abandonnée qui pourraient accompagner les demandes d'adoption. En effet, le rapport Colombani avait noté que les associations françaises se trouvaient en concurrence difficile avec des pays qui ne se privent pas d'accompagner les demandes d'adoption d'aides financières dans le secteur humanitaire.

 

Mise en place d'un fonds de coopération . Le gouvernement souhaite faire de la protection de l'enfance et de l'adoption internationale un "axe fort" de la politique française d'aide au développement par le biais notamment d'une coopération d'État à État appuyée sur des fonds de coopération. Ainsi, une partie des crédits publics de l'aide au développement sera consacrée à des projets humanitaires dans les 74 pays où les Français adoptent, comme le font déjà d'autres pays comme l'Italie.

 

Simplification des procédures. Jugée trop laxiste et peu uniforme, la procédure d'agrément, qui autorise une famille à adopter, va être "mieux encadrée". Près de 8.000 agréments sont délivrés chaque année et 30.000 familles françaises en détenaient en 2006.
D'autre part, la procédure de déclaration de délaissement sera simplifiée afin de relancer l'adoption des pupilles de la nation. Les parquets pourront saisir le tribunal d'une demande de déclaration d'abandon. En effet, cette procédure de "délaissement" manque d'efficacité. En 2006, sur 23.000 enfants placés après décision d'un juge, 219 demandes judiciaires d'abandon ont été prononcées après déclaration par les services sociaux que l'enfant est "délaissé", estime la secrétaire d'État à la Famille. Résultat : l'adoption nationale pêche également. En effet, 706 enfants nés sous le secret ou abandonnés ont été adoptés en France en 2007, contre 3.600 en 1995.

 

Une capacité juridique   pour l'Agence française de l'adoption (AFA). Comme elle le souhaitait, l'AFA va être dotée de la capacité juridique à financer des projets de coopération humanitaire, ce qui la placera dans la même situation que les 42 organismes privés autorisés pour l'adoption (OAA). L'AFA, créée lors de la réforme de 2005 et dont l'efficacité a été mise en cause par le rapport Colombani, devra signer une convention d'objectifs et de gestion avant la fin de l'année, qui permettra une meilleure évaluation de ses actions.

 

L'information et la formation des familles vont être rendues obligatoires. Les Consultations d'orientation et de conseil à l'adoption (COCA), actuellement au nombre de 15 dans tout le pays, vont être développées dans chaque région. Un site Internet d'informations aux parents sera bientôt disponible.

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12 juillet 2008

Adopter un "grand"

Paru dans La Croix du 26/11/2003

Adopter un «grand» enfant une aventure à hauts risques ?

Aujourd'hui, davantage de parents adoptent des enfants déjà grands.
Mais parfois sans suffisamment de préparation de part et d'autre
Patricia et Denis avaient déjà trois enfants, quand ils ont voulu en
adopter un quatrième. Comme ils avaient «passé l'âge des couches», ils
ont décidé d'adopter en France un enfant «grand». Jérémie avait 10
ans. Il avait passé son enfance en famille d'accueil, mais il n'était
devenu adoptable qu'après le décès de sa mère, deux ans plus tôt.

«Avec moi, ça s'est passé assez facilement, explique Denis : il
n'avait pas connu son père, j'étais un peu le père idéal. Mais avec ma
femme, cela a été plus dur : il avait d'autres images de mères et il
fallait qu'une nouvelle mère trouve sa place. Il était avec elle dans
un perpétuel yoyo relationnel (je m'approche, je m'écarte).» Jérémie
avait d'ailleurs fait l'objet d'un premier projet d'adoption, qui
s'était soldé par un échec : il avait été remis aux services sociaux
au bout de six mois. «Tu choisis entre lui et moi», avait dit à son
époux sa future mère adoptive. «Il faut être très clair et très solide
dans son couple, reconnaît Denis, car l'enfant peut créer des tensions
entre nous. Mais le pauvre gamin, il n'y est pour rien !» Pour Jérémie
non plus, ce n'est pas évident : habitué à vivre en famille d'accueil,
de façon toujours « provisoire », il a du mal à s'habituer à l'idée
qu'il est chez lui. «Au début, il gardait ses albums photos dans sa
chambre ; il les met progressivement avec les nôtres. Mais il ne veut
toujours pas voir sa nouvelle carte d'identité.»

Il n'est pas facile pour un «grand» enfant d'adopter de nouveaux
parents. Comme il n'est pas facile non plus de devenir du jour au
lendemain parents d'un enfant de 10 ans. Un enfant qui débarque avec
un passé, une histoire souvent douloureuse, sur laquelle on n'a pas de
prise... Ce n'est pas la page blanche - ou qu'on imagine telle, car un
enfant de 3 mois lui aussi a déjà une histoire - sur laquelle on va
pouvoir écrire. Cela demande davantage de souplesse et d'acceptation
de l'autre que l'adoption d'un nouveau-né.

C'est pour ces raisons, qu'on a longtemps hésité en France à se lancer
dans l'aventure. «Dans la pratique, on pensait que ce n'était pas
possible, en tout cas pas au-delà de 6 ans», rappelle Claire Gore,
psychologue au service d'aide sociale à l'enfance du Val-de-Marne et
auteur d'un livre sur l'adoption tardive (1). Or, assure-t-elle, des
études - notamment anglo-saxonnes - ont montré qu'il n'y avait pas
plus d'échecs que dans les adoptions précoces. Et il n'est pas plus
«risqué» d'adopter un enfant de 5 ans ou 10 ans qu'un enfant de 3 mois.

«Adopter un enfant grand, ajoute-t-elle, présente même des avantages :
on peut s'assurer de sa participation, travailler sur ses
représentations de l'adoption, ses craintes et ses illusions (certains
rêvent d'une grande maison avec piscine ou d'une "belle bagnole") ; et
ses résistances sont plus facilement repérables, à condition que ses
capacités d'attachement ne soient pas trop endommagées.» Mais
«l'apparentement» n'est pas facile et nécessite un travail de
préparation et d'accompagnement, tant du côté des parents que du côté
de l'enfant.

Il faut que l'enfant se réapproprie son histoire pour qu'émerge le
désir d'une autre famille.
C'est ce travail souvent long et délicat qu'opère Cornelia Burckhardt,
responsable de l'Orca (Organisation régionale de concertation sur
l'adoption). «On cherche de préférence des familles qui ont déjà eu
des enfants, qui connaissent les étapes de leur développement et se
sentent prêts pour ce type d'adoption.» On prépare aussi l'enfant, en
l'aidant à reconstituer le puzzle de son histoire. Un passé souvent
lourd de deuils mal vécus ou de maltraitances. «Il faut qu'il se
réapproprie son histoire pour que puisse émerger le désir d'une autre
famille», dit-elle. La mise en relation ne se fait que lorsque chacun
est «prêt». Il faudra ensuite les accompagner dans ce long cheminement
qu'ils devront faire ensemble pour s'adopter mutuellement.

Mais cet accompagnement, qui n'en est aujourd'hui qu'à ses
balbutiements dans les services sociaux français, n'existe quasiment
pas quand l'enfant vient de l'étranger. Or, on adopte aujourd'hui de
plus en plus d'enfants de 3 ans, 5 ans, 8 ans, dans les aléas de
l'urgence de l'adoption internationale. Des enfants qui s'agrippent à
vous dans des orphelinats ou qu'on vous confie dans le hall d'un
aéroport, où ils débarquent avec des histoires souvent lourdes dont on
ne connaît que quelques bribes. Des enfants déracinés, qui ont perdu
non seulement leur père et leur mère mais «tous les éléments
constitutifs de leur identité», comme le souligne le psychanalyste
Nazir Hamad : ce n'est plus la même langue, la même nourriture, la
même couleur de peau - un enfant noir n'a pas la même image d'un
parent blanc. «Et on nous plante là avec notre gamin qu'on a envie
d'aimer», dit une maman.

Ces adoptions sont parfois «réussies», mais parfois aussi «ratées». Et
on commence à oser parler des difficultés et des échecs. Pour preuve,
ces témoignages qui affluent à l'association Pétales, créée il y a un
an seulement en France, pour aider les parents dont les enfants
présentent des «troubles de l'attachement» (lire ci-contre), des
comportements violents qui engendrent souvent des drames, certains
parents adoptifs étant contraints de demander aux services sociaux le
«placement» de leur enfant. Ou ce livre témoignage écrit par Maguy
Domergue, maman de cinq enfants, dont le dernier, adopté au Brésil à
l'âge de 4 ans, a commencé à l'adolescence à commettre des actes de
délinquance, et qui tire lucidement le bilan de cet «échec» (2).

Hana Rothman, pédopsychiatre et psychanalyste, a créé l'association
Enter, l'Arbre vert pour accompagner ces parents ; elle témoigne
également de ces traces laissées sur le psychisme de nombreux enfants.
«Il n'y a pas deux histoires pareilles, précise-t-elle. Mais ce qui me
frappe, c'est la difficulté qu'ont ces enfants à intégrer une loi.
Comme ils n'ont pas connu d'adultes préoccupés par leur sécurité, ils
sont devenus leur propre chef. On constate aussi chez ces enfants,
ajoute-t-elle, un désintérêt pour l'apprentissage, qui ne leur procure
aucun plaisir et ils vont parfois saboter leur travail, ce qui arrive
chez des enfants non adoptés, mais rarement avec un tel degré
d'intensité. Certains enfants arrivent avec de telles carences qu'il
est difficile de les réparer.»

Est-ce à dire qu'il faut renoncer à adopter ces enfants ? «Non,
affirme-t-elle. Car il existe aussi des adoptions qui sauvent la vie
des enfants. Il faut que les parents comprennent la nécessité d'un
accompagnement rapide, sans craindre qu'un tiers fasse irruption dans
leur "histoire d'amour". » Ou, comme le dit Maguy Domergue : «Ceux qui
ont vraiment ce projet, qu'ils y aillent, mais les yeux ouverts.»

Christine LEGRAND

(1) Enfants délaissés, adoption tardive en France et en Europe, éd.
ESF, coll. « La vie de l'enfant », 235 p., 25,76 Euro.

(2) Devenir parents », éd. de l'Atelier, coll. « Mieux vivre », 143
p., 13 Euro.

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31 mai 2008

Le Wiki de l'adoption

Les sites sur l'adoption fleurissent en ce moment... Faut-il y voir un  signe des difficultés que rencontrent les familles ? En tout cas, les initiatives pour aider les postulants ou les familles réunies se multiplient et c'est tant mieux. La dernière en date vient de Coeur Adoption. Avec ce Wiki, chacun va donc pouvoir apporter sa pierre à l'édifice...
On peut aller y faire un tour en passant par ici
ou sur dans les liens à droite
Et il est, bien sûr,  vivement conseillé de s'inscrire

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29 mai 2008

Fête des papas

Gros souci pour la maîtresse de Jules qui m'interpelle ce matin. Elle dit qu'elle a réfléchi et que Jules me donnera son cadeau, sans la comptine. Anne-Marie est une enseignante extraordinaire et je souhaite à Jules de ne connaître que des Anne-Marie tout au long de la scolarité. Mais l'absence de papa pour Jules lui pose un véritable problème.
Déjà, quelques semaines après son arrivée en classe (début janvier), alors qu'elle faisait travailler la classe sur la famille et demandait aux petits de dessiner le tableau de leur famille, cela lui avait causé du souci. A ce moment là, je lui avais conseillé d'interroger Jules qui avait naturellement apporté une réponse. Je lui ai demandé d'en faire autant cette fois-ci. Jules n'a pas de problème (pour l'instant) avec son histoire. Comme il n'est pas du genre à se laisser porter par les événements ou par les autres, qu'il veut toujours avoir une explication aux choses, voilà bien longtemps qu'il m'a interrogée sur son papa. Je lui ai expliqué que tout le monde a un papa mais que tout le monde ne vit pas avec son papa. Le sien est en Haïti, avec sa maman de naissance. Son papa et sa maman ne pouvaient pas le garder avec eux et l'élever alors il ont choisi une autre maman pour lui... Voilà l'explication que je lui ai donnée, peut-être imparfaite... mais ses interrogations appelaient une réponse.
Donc la fête des papas ne le traumatise pas du tout. Les choses sont claires pour lui. Spontanément, il a dit que Papa en Haïti était trop loin, donc il donnera son cadeau à tonton. Et je lui fais confiance pour adapter la comptine... Et je suis ravie de cette réponse là, car comme je l'ai dit à Anne-Marie, je suis la maman de Jules, pas sa maman et son papa. Et je suis sûre que je serai autant émue de le voir réciter son poème à son parrain que je l'ai été quand il me l'a récité à moi...

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23 mai 2008

Nouveau site sur l'adoption internationale

Celui-ci a été réalisé par les parents de deux puces : l'une venue du Vietnam et l'autre de Chine. Avec, en plus du travail énorme réalisé pour ce site, la parution prochaine d'un livre.
A découvrir ici...

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14 mai 2008

Nouveau site sur l'adoption

Un nouveau site sur l'adoption vient d'ouvrir. Voici l'édito de son créateur.

" Edito
La ligne éditoriale de ce site se veut tolérante. Ce site est
apolitique et laïque.

Depuis que nous avons lancé ce site, nous avons quatre types
d'information qui alimentent notre chronique. La première est
l'adoption au sens large, les informations nous proviennent des
grands quotidiens, puis des journaux en ligne tels que AgaraVox et
Com4news, puis évidemment du site de l'AFA, de Quebec Adoption, du
site de l'EFA.. et pour finir les blogs sur l'adoption qui sont
nombreux et qui nous apportent aussi leurs informations informelles
mais toute aussi intéressantes (voire plus) que celles diffusées par
l'AFP.

Viennent ensuite les faits divers, l'affaire de l'Arche de Zoé et
plus récemment l'affaire Fritz, et tous les faits divers qui
viennent malheureusement nuire à la réputation de l'adoption.
L'information circule très vite et nous essayons d'évoquer un peu
les sujets sans trop assommer le lecteur d'informations surpeflues
car d'autres sites internet en parlent mieux que nous.

Le troisième volet, est l'adoption par les stars, on peut voir que
Madonna est à la fête sur ce site avec son petit David. Nous lisons
avec attention, les informations, mais l'adoption par les stars
mériterait un site entier, ainsi les sites comme purepeople,
star.net et Pipole.net relaient bien plus ce genre d'information.
Nous trouvons cependant que l'information est importante, les stars
peuvent ouvrir de nouvelles voix et peuvent être nos ambassadeurs
dans certains cas. On pense à Angelina Joli Ambassadrice de bonne
volonté pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les
réfugiés. Comme précise EFA et Janice Peyre, "EFA ne dit pas que
l'adoption ne puisse être imprégnée d'aucune motivation
humanitaire : la plupart des parents adoptifs ont une grande
ouverture de cœur qui n'est pas étrangère à leur choix, mais ils
sont parents avant d'être militants". Les stars sont également des
parents, et peut-être des parents avant d'être des stars. C'est pour
cela que nous posterons régulièrement les informations sur le sujet,
en filtrant néanmoins le sensationnel de ce qui nous semble
intéressant.

Le Quatrième volet, est l'adoption et l'homoparentalité, rubrique
également riche en information, et aujourd'hui en plein débat avec
l'Union Européenne et les pays membres où l'harmonie ne règne
toujours pas sur le sujet. Les informations sont nombreuses
également, et ce sont les sites qui sont contre l'adoption par les
homosexuelles qui nous apportent le plus d'information. On pense
toujours à Rosa Parks qui n'a pas voulu céder sa place à un passager
blanc dans un bus en 1955, alors que la déclaration universelle des
droits de l'homme a été adopté en décembre 1948. Aujourd'hui en 2008
les homosexuels luttent toujours pour l'égalité de leur droit à
l'adoption, et on parle encore de l'homosexualité comme une maladie.

Nous aimerions avoir à vous donner plus d'informations sur un
cinquième volet, mais ils nous est difficile d' en trouver, c'est la
voix des adoptés. Nous allons essayer de creuser et de vous apporter
un peu plus d'informations. Libre à vous lecteur de nous fournir
également vos informations. Il y a quand même un peu de littérature
sur le sujet, on pense au libre dis merci de Barbara Monestier qui a
écrit son histoire "Dis merci ! Tu ne connais pas ta chance d'avoir
été adoptée…" A terme ce site ouvrira une rubrique petite annonce et
avis de recherche.

Cordialement

Thierry Roget"

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28 avril 2008

Ouf !!!!!!!!!!!!!!

Le papier attendu depuis notre retour d'Haïti le 17 septembre et nécessaire à l'obtention de l'adoption plénière, ici en France, est arrivé cet après-midi. Yes ! Je m'étais inquiétée car la crèche me répondait qu'ils ne trouvaient pas les parents bios de Jules pour leur faire signer ce fameux papier (renonciation inconditionnelle au droit parental). Aujourd'hui, j'ai enfin tous les documents nécessaires. Ou presque. Une fois que l'Aide sociale à l'enfance m'aura transmis les rapports de suivi je pourrai enfin constituer le dossier pour le tribunal. Dernières paperasseries avant que Jules devienne citoyen français !!

Posté par Vale_Jules à 20:30 - Adoption - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2008

La justesse des propos du Dr de Monléon

Le Dr de Monléon est  pédiatre au CHU de Dijon,  fondateur de la Consultation d'Adoption Outremer, chercheur en anthropologie, membre du Conseil Supérieur de l'Adoption. Auteur de Naître là-bas, Grandir ici (Ed Belin).
Il s'exprime dans La Croix au sujet de l'Arche de Zoé.

« C'est bien ce que vous faites ! ». Trop souvent des parents adoptifs entendent cette phrase, prononcée par des proches ou des inconnus. Cela peut faire plaisir mais cela ne correspond en rien à la réalité de l'adoption. Beaucoup trouvent charmantes ces petites têtes plus ou moins bronzées, aux pommettes hautes, aux yeux bridés, aux cheveux crépus, accrochées à des mamans blondes, et des papas aux visages pâles. D'aucuns pensent que les parents adoptifs sont très généreux d'accepter une filiation qui n'est pas la leur,de
donner un coup de main à des enfants défavorisés. Ces réactions traduisent une grande méconnaissance de l'adoption. Elle n'est ni une recherche d'exotisme, ni un acte de générosité. Dans neuf cas sur dix, la principale motivation pour adopter est de corriger une infécondité (que l'on soit célibataire ou vivant dans un couple stérile). Pour les 10% de parents adoptifs qui n'ont pas ces soucis de fécondité, c'est bien le désir d'agrandir sa famille qui doit motiver l'adoption et non celui de sauver des vies.
Logo
L'adoption découle le plus souvent de la rencontre de deux égoïsmes. Egoïsme d'un adulte ou d'un couple qui souhaite créer ou agrandir une famille, égoïsme d'un enfant en recherche d'un père et d'une mère pour s'occuper de lui. C'est bien la rencontre de ces deux désirs égoïstes qui permet souvent d'arriver à un bonheur commun. D'autres sociétés - en Afrique subsaharienne ou dans le Pacifique - l'ont compris depuis longtemps. Il n'y a pas le même regard sur les familles adoptives, et les « liens du sang » y sont moins sacralisés. Notre puissance économique et militaire nous fait souvent oublier que les bons exemples sont parfois ailleurs.
Les membres de l'Arche de Zoé viennent d'être libérés. J'ai peur que leurs déclarations, afin de tenter une fois encore de se présenter en héros, ainsi que le traitement médiatique qui en sera fait, entretiennent encore cette ambivalence. Evoquant des faits réels sur le sort des enfants du Darfour - les enfants meurent sans que cela soulève des vagues d'indignation dans notre monde - ils ont justifié la nécessité d'intervenir pour tenter d'en sauver quelques uns. Le problème est qu'on ne s'improvise pas famille d'accueil d'un enfant avec un aussi lourd bagage de souffrance, si on ne s'est pas préparé.
Des agréments existent en France, ils sont obligatoires, tant pour les familles adoptives que pour les familles d'accueil. Ils sont justifié : que se passerait-il, pour un enfant déjà balloté par la vie, si au bout de 3 mois, une famille « d'accueil », surprise par les difficultés, ne pouvait plus assumer sa prise en charge ? Pour le cas des familles de l'Arche de Zoé, je crois que la plupart attendaient bien un enfant à adopter. On pouvait donc se rassurer sur l'avenir des enfants, mais cela montre qu'il s'agissait bien d'une adoption déguisée et le terme de trafic n'est pas inopportun. Cette association n'avait, elle non plus, aucun agrément pour permettre et organiser des adoptions : profiter de l'instabilité d'un pays pour en faire sortir des enfants sans contrôles fiables est bien la preuve d'un manque de clarté. Le flou existait aussi sur le pays d'origine : Tchad ou Soudan.
Plutôt qu'au sort des membres de cette association, je pense à celui de leurs petites victimes. Ces enfants ont, pour la plupart, retrouvé leur famille, j'espère que cette longue errance ne les aura pas trop traumatisés.
J'ai aussi plus de commisération pour tous les enfants adoptés qui, depuis le début de cette affaire, se sont entendus dire en cour de récréation que leurs parents étaient des voleurs d'enfants. J'aurais souhaité entendre les médias évoquer ces drames quotidiens.
S'il faut sans doute condamner, il faut aussi comprendre pourquoi des familles ont accepté de prendre un tel risque, de « franchir la ligne jaune » : lorsque l'on veut adopter, on se heurte à des parcours de plus
en plus longs et de plus en plus compliqués. Cela peut s'expliquer par des raisons géopolitiques : tel ou tel pays ne veut plus que ses enfants partent à l'étranger. Cela est aussi justifié pour que les adoptions soient propres, irréprochables. Mais l'excès serait de tomber dans la suspicion systématique, la plupart des adoptions n'ont rien à voir avec quelques aventuriers illuminés.
Il faut aussi garder en mémoire que chaque jour, des enfants meurent dans des orphelinats du Tiers Monde : mourir de ne plus avoir d'espoir, mourir de n'avoir jamais de sourire, mourir de diarrhées parce qu'il n'y avait pas une maman ou un papa pour donner patiemment à boire à chaque instant. Cela n'est pas tolérable, c'est encore moins tolérable quand on sait que cet enfant était attendu par une famille française, et qu'il ne manquait parfois qu'un tout petit bout de papier, dont l'importance paraît bien futile, pour rentrer en France. Je ne pense pas que l'Arche de Zoé leur ait rendu service."

Posté par Vale_Jules à 18:28 - Adoption - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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